La Manne du Shabbat
par Jean Weber
(avec
autorisation)
«…Priez sans cesse…», 1 Thessaloniciens 5.17.
On raconte une anecdote : Un homme
devait faucher un pré, avec une faux bien sûr, ce simple outil de l’ancien
temps. Le faucheur s’assied et passe un certain temps, assez long d’ailleurs, Ã
affûter la lame de sa faux. Puis régulièrement il s’arrête et il fait de même.
Cet ouvrier savait très bien ce qu’il devait faire, passer son temps à affûter
cette lame ne portait aucun préjudice au reste de son travail, bien au
contraire, cela le rendait tout simplement possible.
Sans la prière, pas de travail ou de
service béni, mais il faut y prendre le temps…
Nous savons, dans notre travail
séculier, faire ce qu’il faut pour «bien travailler». Nous devons réaliser que
pour avoir l’aide de Dieu pour ce travail, il faut se mettre à ses pieds
auparavant. Surtout dans le «service divin», préparer notre outil, c’est dans
la prière que cela se passe…
Parfois dans notre vie de tous les jours,
notre travail s’accumule et devient pressant, urgent même, la prière peut nous
paraitre secondaire, voire même qu’elle nous retarderait et nous prendrait un
temps précieux. Il n’en est rien, bien au contraire. Sans la prière il n’y aura
pas de travail utile et béni.
Il faut ce moment d’intimité avec Jésus
pour pouvoir bien travailler, là avec lui, en écoutant son conseil, en se
laissant remplir de sa présence, dans la lecture de sa parole divine et dans la
prière…
«Aiguise» bien ton outil, chaque matin,
«affûte le» à chaque fois qu’il le faut…